Veillée de prière du 15 décembre

pour les victimes de violences sexuelles et pour l'Eglise

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Introduction

Extraits de la préface du recueil des témoignage « De victimes à témoins » de la CIASE

« Si la chape de silence recouvrant les violences sexuelles sur des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité a fini par se rompre dans l’Église catholique, nous le devons d’abord aux personnes ayant subi ces violences. Ces personnes ont dû surmonter leur souffrance, parfois des sentiments de honte et de culpabilité et, souvent, le déni familial ou ecclésial, pour prendre la parole après des décennies de silence contraint ou d’oubli traumatique. » « Ces crimes ont affecté non pas une époque ou des aspects, mais la totalité d’une vie, l’intégrité d’une existence, entendue comme une cohérence morale, qui a été entravée, souillée par le viol. « Semer la mort dans la vie » dit le pape François. Même lorsqu’il n’y a pas eu de symptômes ni de trouble psychologique, toute la vie reste néanmoins marquée, bouleversée par ces violences. L’acte violent imposé par l’adulte à un enfant en plein développement vient saper profondément des choses aussi importantes que l’estime de soi, la confiance en soi et en ses choix, la confiance dans l’adulte, et c’est tout l’univers de sens de l’enfant et ses croyances fondamentales qui sont profondément altérés. L’enfant se retrouve abandonné par tout ce qui le soutenait, seul, dans un monde auquel il ne peut plus trouver de sens, et c’est ainsi qu’il devra grandir et devenir adulte. Une vie est mise en intrigue à partir des abus. Il y a un avant - le paradis perdu de l’enfance, les promesses d’une vie qui partait bien, celle d’un enfant doué, puis la catastrophe, l’effondrement, et un après. » « Ce sont les personnes victimes qui ont été à l’origine d’une prise de conscience décisive et salutaire sur la réalité des violences sexuelles dans l’Église. Sans leur initiative, rien de ce qui a été engagé et mené à bien n’aurait pu voir le jour. (…) Elles ont été de véritables « lanceurs d’alerte » et plus encore, car c’est dans leur chair et dans leur esprit que s’est inscrit l’outrage. »

C’est pour toutes ces personnes qui nous aimerions prier ce soir. Pour toutes celles qui ont eu le courage de témoigner de ce qu’elles ont vécu et ont ainsi rendu possible l’élaboration du rapport de la CIASE et pour celles et ceux qui n’ont jamais pu en parler.