Réflexions

Au-delà du Pass...?

Une nouvelle année... Pourquoi?

Père au coeur courageux

Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique

Liturgie & Virus

Sais-tu quel est le prix de la vie?

"Malheureux le monde à cause des scandales!"

Triduum Pascal: Souvenir ou Actualité

"Un temps pour changer..." du Pape François

Des quarantaines au Carême

Journée de la vie consacrée

une journée pour la Parole de Dieu

Un homme nommé Jésus

Saint Joseph, Père dans l'accueil

Tous Frères ...?

Morceaux choisis de l'Encyclique Fratelli Tutti du Pape François

Carlo ACUTIS, apôtre de l'Eucharistie

Se Former ? Pour tout chrétien c'est un devoir !

Nouveaux Rythmes

En avant à la suite du Christ!

Bonne fête à toutes les Mamans!

Alors que s'approche à pas (trop?) lents la fin du confinement liturgique

Message de Monseigneur Aumonier sur le temps pascal et la crise actuelle

"L'expérience d'église domestique" pendant le confinement

Méditation d'un chemin de croix - Examen de conscience

Vivre la semaine sainte à la maison

Qui dit qu'il n'y aura pas de Semaine Sainte ???

Message paroissial du 27 mars

Retrouvons le goût de l'ennui

Dimanche, voici comment faire de votre maison une église !

Lettre du père Jean-Brice du 16 mars

"Chrétiens au cœur de la Cité"

Confiance, Il t'appelle

Les Saints Patrons de l'Europe

Consacrer sa maladie

"Cléricalisme, place des femmes, accompagnement des victimes..."

"Le Seigneur lui-même vous donner un signe..."

Qu'attendons-nous ?

La souffrance au travail

Accepter de vivre ensemble sans lisser les différences

Baptisés et envoyés - Le mois des missions

Pourquoi vouloir concevoir un enfant sans père ?

Accueillir, signe de l'évangile en actes !

Liturgie & virus

par le Père Jean-Brice Callery

 

Euh, pardon ? Un rapport entre le rythme de la vie de l’Église et celui du Covid ?

Force est de constater que pour la seconde année consécutive (on se passera ceci dit très bien d’une troisième...), une certaine corrélation peut être observée entre les moments des confinements/déconfinements, et le temps de l’Église.

Le Carême a deux ans de suite fait partie du temps confiné, et le temps de la Pentecôte est lui concomitant du déconfinement en cours.

On pourrait bien entendu dire les choses en sens inverse : le confinement a fait partie du Carême, et le déconfinement du temps de la Pentecôte.

Prolongeons. Le Carême est un temps d’épreuve, de traversée du désert. Quant au temps après la Pentecôte, il est pour Pâques ce qu’est l’Epiphanie pour Noël, une sortie au soleil, une mise à jour en pleine lumière.

Certes, les apôtres en sortant du Cénacle le jour de la Pentecôte ne se sont pas précipités pour prendre un café à la terrasse la plus proche. Ni pour boire des bières à gogo, même si certains moqueurs des apôtres remplis d’Esprit-Saint les ont cru saouls (« Ils sont pleins de vin doux » Actes des apôtres chapitre 2 verset 13). Saint Pierre a beau leur avoir dit que 9 heures du matin était un peu tôt pour être ivre, on voit en ces jours de réouverture des terrasses que ce n’est pas ce qui a empêché certains de boire à profusion !

Plus sérieusement, ces coïncidences de moments ne sont-elles pas à recevoir comme autant d’invitations à vivre dans la foi les événements du monde ? Recevons à nouveau les paroles inépuisables qui ouvrent le document du concile Vatican II « L’Église dans le monde de ce temps », que nous pourrions d’ailleurs aussi intituler « Le monde de ce temps dans le temps et la vie de l’Eglise » : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. (..) Conduits par l’Esprit-Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, [les Chrétiens sont] porteurs d’un message de salut qu’il leur faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire ». L’histoire du virus actuel n’échappe donc pas à une lecture d’espérance dans la foi au Christ ressuscité. Que le « grand déconfinateur » Esprit-Saint nous pousse, au travers des terrasses des bars et restaurants réouverts, à porter une attention renouvelée à chacun, vers cet Au-delà qui nous attire.