Morceaux choisis de l'encyclique Fratelli tutti (Tous frères) du Pape François

 

Et si ce nouveau temps de confinement nous donnait l’occasion de lire dans son intégralité la dernière encyclique du pape François ? ;-)

Intitulée « Fratelli tutti », en référence à une lettre de saint François d’Assise, cette lettre est d’ailleurs à votre disposition à l’accueil de nos presbytères pour la modique somme de 3 euros !

Si par hasard vous ne preniez pas le temps de la lire, ou au contraire pour vous motiver à la lire en entier, voici déjà quelques extraits pour vous donner l’eau à la bouche :-) :

 

« Heureux celui qui aime l’autre autant lorsqu’il serait loin de lui comme quand il serait avec lui ».

 

« Être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu ».

 

« Seul l’homme qui accepte de rejoindre d’autres êtres dans leur mouvement propre, non pour les retenir à soi, mais pour les aider à devenir un peu plus eux-mêmes, devient réellement père ».

 

« Personne ne peut affronter la vie de manière isolée … Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutient ».

 

« Plaise au Ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas ‘les autres’, mais plutôt un ‘nous’ ! »

 

« Il faut aussi réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre ».

 

« La connexion numérique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l’humanité ».

 

« Parfois, la rapidité du monde moderne, la frénésie nous empêchent de bien écouter ce que dit l’autre. Et au beau milieu de son dialogue, nous l’interrompons déjà et nous voulons répondre alors qu’il n’a pas fini de parler. Il ne faut pas perdre la capacité d’écoute ».

 

« [Le bon samaritain] a [surtout] donné [à l’homme blessé sur la route] quelque chose que, dans ce monde angoissé, nous thésaurisons tant : il lui a donné son temps. Il avait sûrement ses plans pour meubler cette journée selon ses besoins, ses engagements ou ses souhaits. Mais il put tout mettre de côté à la vue du blessé et, sans le connaitre, il a trouvé qu’il méritait qu’il lui consacre son temps ».

« La vie n’est pas un temps qui s’écoule, mais un temps de rencontre ».

 

« C’est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité. En revanche, il n’y a pas de vie là où on a la prétention de n’appartenir qu’à soi-même et de vivre comme des îles : dans ces attitudes, la mort prévaut ».

 

 « A partir de l’intimité de chaque cœur, l’amour crée des liens et élargit l’existence s’il fait sortir la personne d’elle-même vers l’autre. Faits pour l’amour, nous avons en chacun d’entre nous ‘une loi d’extase : sortir de soi-même pour trouver en autrui un accroissement d’être’ (Saint-Jean-Paul II cité par François). Voilà pourquoi l’homme doit de toute manière mener à bien cette entreprise : sortir de lui-même ».

 

« L’amour authentique, à même de faire grandir, et les formes les plus nobles d’amitié résident dans des cœurs qui se laissent compléter. Le fait de constituer un couple ou d’être des amis doit ouvrir nos cœurs à d’autres cercles pour nous rendre capables de sortir de nous-mêmes de sorte que nous accueillions tout le monde. Les groupes fermés et les couples autoréférentiels, qui constituent un ‘nous’ contre tout le monde, sont souvent des formes idéalisées d’égoïsme et de pure auto-préservation ».

 

« L’attention affective, qui est portée à l’autre, conduit à rechercher son bien gratuitement… ‘c’est de l’amour qu’on a pour une personne que dépend le don qu’on lui fait’ (saint Thomas d’Aquin) ».

 

« [L’amour] fait tendre de plus en plus vers l’autre, le considérant précieux, digne, agréable et beau, au-delà des apparences physiques ou morales. L’amour de l’autre pour lui-même nous amène à rechercher le meilleur pour sa vie. Ce n’est qu’en cultivant ce genre de relations que nous rendrons possibles une amitié sociale inclusive et une fraternité ouverte à tous ».

 

« Ce n’est pas perdre son temps que d’aimer le plus petit des hommes comme un frère, comme s’il était seul au monde » (citant René Voillaume).

 

« Le dialogue persévérant et courageux ne fait pas la une comme les désaccords et les conflits, mais il aide discrètement le monde à mieux vivre, beaucoup plus que nous ne pouvons imaginer ».

 

« La vie, c’est l’art de la rencontre, même s’il y a tant de désaccords dans la vie » (citant Vinicius de Moraes).

 

« L’effort de reconnaître à l’autre le droit d’être lui-même et d’être différent ».

 

« De temps en temps le miracle d’une personne aimable apparaît, qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence ».

 

« L’autre ne doit jamais être enfermé dans ce qu’il a pu dire ou faire, mais il doit être considéré selon la promesse qu’il porte en lui ».

 

« Supporter le conflit inéluctable ».

 

« Si le pardon est gratuit, alors on peut pardonner même à quelqu’un qui résiste au repentir et qui est incapable de demander pardon ».

 

« Les peines doivent être comprises comme faisant partie d’un processus de guérison et de réinsertion dans la société ».

 

« La prison à perpétuité est une peine de mort cachée ».

 

« Le meurtrier ‘garde sa dignité personnelle et Dieu lui-même s’en fait le garant’ » (citant saint Jean-Paul II).

 

« Les textes religieux classiques peuvent offrir une signification pour toutes les époques, et ont une force de motivation, mais de fait ils sont dépréciés par l’étroitesse d’esprit des rationalismes ».

 

« Il est nécessaire d’interrompre le soutien aux mouvements terroristes (..) par la couverture médiatique ».

 

« Dieu, le Tout-Puissant, n’a besoin d’être défendu par personne et ne veut pas que Son nom soit utilisé pour terroriser les gens ».

 

« ‘Priez Dieu pour que je sois vraiment le frère de toutes les âmes’ » (citant le bienheureux Charles de Foucauld).