LES INFOS DU SECOURS CATHOLIQUE

« Nous portons dans notre prière tous les hommes, femmes et enfants qui souffrent de la barbarie et de la violence perpétrées depuis plusieurs mois par les terroristes en Irak, et cherchons à leur porter concrètement secours par tous les moyens à notre disposition, a affirmé Bernard Thibaud, le secrétaire général du Secours Catholique. La Caritas Irak, partenaire privilégié de l’Eglise et du Secours Catholique - Caritas France sur place, se mobilise aujourd’hui aux côtés des déplacés de Mossoul et Qaraqosh, avec l’aide de nombreuses autres Caritas de notre réseau mondial, en particulier celles des États-Unis et d’Allemagne ».

Devant la multiplication des guerres au Proche-Orient
et les drames humains qu’elles suscitent,
le Secours Catholique-Caritas France appelle à la prière et à la générosité.

Qu’ils soient d’Irak, de Syrie ou de Gaza, réfugiés et déplacés sont des millions actuellement à dépendre de notre solidarité.

En Syrie, outre la Caritas Syrie conduite depuis Alep par Mgr Audo, le Secours Catholique soutient les programmes d’aide aux Syriens réfugiés en Jordanie, en Turquie et au Liban. Depuis 2011, le Secours Catholique a engagé plus de 3 millions d’euros pour aider les réfugiés et les déplacés syriens dont les besoins sont« d’une ampleur monstrueuse », comme le souligne Sébastien Dechamps, responsable du pôle Urgences internationales au Secours Catholique.

Plus de trois ans après le début de cette crise « les Syriens continuent de fuir la guerre et de franchir les frontières avec le Liban et d’autres pays voisins », précise Patrick Nicholson, porte-parole de Caritas Internationalis à Rome. On dénombre six millions de déplacés internes et quatre millions de réfugiés principalement au Liban (un million sur une population de trois millions de Libanais), en Jordanie et en Turquie.

À Gaza, le partenaire historique du Secours Catholique – Caritas Jérusalem – poursuit son action auprès de cette population totalement isolée par le blocus imposé par Israël en 2007. Disposant d’une clinique en pleine ville (dévastée lors de l’opération israélienne “Plomb durci” de 2009 et reconstruite depuis), la Caritas reste un acteur humanitaire majeur dont la seule présence est source d’espoir. Dès cette nouvelle offensive, début juillet, le Secours Catholique a débloqué 150 000 euros pour soutenir les deux programmes d’aide aux populations sinistrées de Gaza, programmes lancés par Caritas Jérusalem et les Œuvres missionnaires pontificales.

Au nord de l’Irak, où les chrétiens et d’autres minorités religieuses sont persécutés depuis deux mois, Caritas Irak, appuyée par la Caritas américaine (Catholic Relief Services), apporte les premiers secours (nourriture, abris, produits d’hygiène et de santé) aux dizaines de milliers de personnes fuyant la brutale détermination des djihadistes ultra-radicaux de l’État islamique (EI) d’éradiquer tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

L’aide du Secours Catholique pour soutenir le programme des Caritas sur place s’élevait début août à 74 000 euros (100 000 USD), et 200 000 euros supplémentaires ont été débloqués mi août.

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 Secours Catholique-Caritas-France
BP 455
75327 PARIS Cedex 07

www.secours-catholique.org

Depuis le début de la crise, Caritas Irak est à leurs côtés – quelles que soient leur religion et leur origine – dans un contexte que les fortes chaleurs et le manque d’eau potable rendent encore plus difficile.

Dans le nord du pays, un projet financé en partie par le Secours Catholique fournit une aide d’urgence complète, incluant des colis alimentaires (riz, farine, huile, pâtes, viande en boîte...), des kits d’hygiène (savon, détergeant...) et de la literie. 2 550 familles ont déjà été aidées. Nombre d’entre elles vivaient à Qaraqosh, la plus grande ville chaldéenne d’Irak, tombée aux mains des islamistes.

Mais l’aide apportée par Caritas est aussi psychologique : « Nos assistantes sociales et nos bénévoles vont à la rencontre des familles pour les rassurer car elles craignent de nouvelles attaques », indique Nabil Nissan.

Caritas Irak continue de suivre l’évolution de la situation, en lien avec les églises et les autres organisations sur place, pour répondre au mieux aux besoins croissants des déplacés, avec le soutien de plusieurs partenaires.

Depuis 2003, la population chrétienne d’Irak est passée de 1,5 million à 400 000 personnes.

Marina Bellot