« La douleur est inévitable, la souffrance est une option »

Cette phrase, tirée des paroles d’un rappeur, je la trouve particulièrement juste et adaptée à la situation à laquelle nous faisons face aujourd’hui.

La douleur en ce jour de voir Thomas s’envoler subitement de ce monde est indéniable dans le coeur de chacun d’entre nous. Aujourd’hui, je pleure la fin de la vie sur Terre d’un cousin extraordinaire. Le manque qu’il crée est douloureux, traumatisant même pour le bon gars de 14 ans plein d’énergie, d’attention et d’altruisme qu’il est. Il découvre à peine la vie adolescente, et le vie tout court d’ailleurs, qu’on lui hôte.

C’est vrai, il avait encore tant à découvrir, tant à savourer, tant à nous donner en ce monde. Il est déjà d’une si grande et si belle belle humilité, d’un optimisme communicatif, et d’une si pure vérité tant avec les autres qu’avec lui-même. Pour être franc, durant ces 14 années passées à ses côtés et tout leur lots d’aventures, je crois ne l’avoir presque jamais entendu mentir. Un avenir terrestre si palpitant s’ouvrait à lui.
Entre son objectif de devenir footballeur pro clairement affiché, sa passion pour les manges ou encore ses aspirations de Youtubeur avec le talent humoristique qu’on lui connaît, il ne manquait pas de projets et d’ouverture. Au vu de tout ce débordement de vie et d’enthousiasme devenu brutalement illusion et souvenir suite à son départ, oui, la douleur est là, la plaie est à vif.

Mais il se trouve que ce merveilleux Tom détient le remède et ne cherche maintenant qu’à nous refiler cette « Bétadine » divine, faîte d’espérance et de Foi, pour refermer petit à petit cette plaie, tout en gardant les souvenirs et ne  pas tomber dans une souffrance qui n’en finit pas. Oui , Thomas est maintenant dans les bras de Dieu, j’en suis intimement persuadé. Il me l’a d’ailleurs prouvé à plusieurs reprises depuis sa mort il y a deux semaines. En fait, j’ai comme l’impression qu’il n’attend qu’une chose depuis là où il nous regarde : pouvoir en quelque sorte RESSUSCITER en nous. Nous qui sommes les témoins de son passage sur Terre, malheureusement bien trop court, mais
tellement beau et intense. Nous qui sommes dorénavant les témoins de sa présence au Ciel par son soutien et ses « coups de pouce » qu’il nous apporte d’en haut.

C’est pourquoi aujourd’hui, plus que de pleurer, et même si la douleur est une étape à laquelle on ne déroge pas, j’ai envie de bénir Thomas et de rendre grâce. De le bénir de nous avoir choisi comme témoin de sa nouvelle vie et de nous filer ces coups de pouce, de Bétadine, chaque jour.

Et de rendre grâce pour le formidable cousin qu’il a été pour moi.

De rendre grâce pour le frère attentionné et protecteur qu’il a été pour sa soeur.

De rendre grâce pour le fils l’écoute et aimant qu’il a été pour ses parents.

De rendre grâce pour le petit-fils à la joie communicative qu’il a été pour ses quatre grands-parents.

De rendre grâce pour le joueur bosseur, passionné et solidaire qu’il a été pour son club de la Vallée.

De rendre grâce aussi pour le pote et délégué complice et dévoué qu’il a été pour ses amis et camarades de classe

De rendre grâce enfin pour la source de vie et de bonheur qu’il a été pour nous tous, et pour son nouveau rôle de donneur de coups de pouce quotidien dan les bras de Dieu.

Notre relation ne s’éteint pas là mon Tom, j’ai bien compris, elle ne fait qu’évoluer et grandir.

Je t’admire tellement. Merci pour ce témoignage de vie. Amen.

Martin, 30/11/2016