Toute chose sous la Seigneurie de Jésus-Christ.

La liturgie de la parole des derniers dimanches de l’année liturgique et ceux du temps de l’Avent nous propose une catéchèse sur la fin des temps, le retour glorieux de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce jour, sera un jour de sa victoire irréversible sur le péché et la mort, un jour où le salut perdu par l’homme, à cause de son péché, lui sera définitivement rendu par son tout-puissant et miséricordieux Sauveur.

Nous confessons que Jésus-Christ, le Verbe de Dieu fait chair, par qui tout a été fait et qui est mort pour tous, est ressuscité d’entre les morts. Dieu le Père, l’a exalté et l’a fait siéger à sa droite, le constituant juge des vivants et des morts conformément à son dessein d’amour (Gaudium et Spes 18, 27et 45) de ramener toutes choses sous sa Seigneurie (Ep 1, 10 ; Ap 22, 12-13 : un seul chef, Christ Seigneur, l’Alpha et l’Oméga). Il reviendra au dernier jour et  Chacun devra lui rendre compte et Lui rendra à chacun, selon le bien ou le mal accompli (Mt 25, 40).

Nous ignorons ce temps de l’achèvement et le mode de transformation du cosmos auquel le progrès ingénieux de l’homme et une meilleure organisation de la société contribuent. Car les «valeurs de dignité, de communion fraternelle, de liberté que nous aurons propagées sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiées de toute souillure, illuminées, transfigurées, lorsque le Christ remettra à son Père "un Royaume éternel et universel" : Royaume de vérité et de vie, Royaume de sainteté et de grâce, Royaume de justice, d’amour et de paix. Mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre ; il atteindra sa perfection quand le Seigneur reviendra. » (Gaudium et Spes 39).

Ce Royaume est dans ce monde à construire et à conduire à sa fin dans l’amour mutuel (Jn 13, 35) et l’accomplissement de la volonté du Père (Mt 7, 21). Vivant dans ce même amour, grandissant dans la foi, fermes dans l’espérance, les hommes de toute la terre seront «admis dans la paix et le bonheur suprêmes, dans la patrie qui resplendit de la gloire du Seigneur» (Gaudium et Spes et 92).

Père Jean – Damascène BIZIMANA