De l’Avent à Noël

 

« Pour faire un homme, mon Dieu que c’est long » chantait, il y a quelques années Hugues Auffray. La patience n’est peut-être pas la plus grande vertu à notre époque où tout devrait arriver sur un simple clic. Bientôt nous fêterons Noël qui nous donnera encore une occasion de célébrer la vie qui surgit. Il ne peut pas être question pour nous, chrétiens, d’attendre passivement cette rencontre étonnante d’un Dieu qui s’approche pour nous donner La Vie. C’est bien pour cela que la liturgie nous amène doucement, progressivement à accueillir la naissance de l’enfant-Dieu. C’est peut-être parce que le temps de l’Avent nous semble moins astreignant, moins austère que celui du Carême que nous risquons toujours de le vivre moins intensément. Cependant il demeure un moment important de préparation personnelle et communautaire. Toute attente est faite d’une veille, à Noël on parlera de veillée, occasion de nous éveiller, voire nous émerveiller.

Dans ce temps de l’Avent Jean-Baptiste nous parlera de préparer le chemin qui mène à Bethléem, Marie nous conviera à partager sa joie de porter l’enfant de la Promesse en venant nous visiter, comme elle-même s’est empressée auprès d’Elisabeth.

Pendant longtemps le peuple de Dieu a attendu ce Dieu qui se fait homme mais, pour faire que l’homme devienne Dieu, mon Dieu que c’est long !

 

P. Patrick Fournier