« Marana Tha ! »

Littéralement, « Notre Seigneur, viens ! »

Ces mots araméens que l’on ne trouve qu’une fois dans toute la Bible (1ère lettre de saint Paul aux Corinthiens 16,22) prennent tout leur sens en ces derniers jours de novembre. L’Eglise vit en effet en ces jours la fin d’une année liturgique. Jours qui annoncent chaque année la fin des temps, notre propre mort qui arrivera un jour ou l’autre, et le retour en Gloire de Jésus. Jours qui nous sont donnés pour redoubler de vigilance, d’attention à Dieu et aux autres ; pour entrer dans le Royaume des Cieux, ce banquet des noces éternelles pour lequel notre vie terrestre est donnée comme préparation.

C’est tout le chapitre 25 de l’Evangile selon saint Matthieu que nous recevons en ces trois derniers dimanches de novembre cette année. Parabole des 10 jeunes filles, parabole des talents, parabole des brebis et des boucs. Trois textes qui nous invitent à la vigilance et à la confiance. Entretenir la flamme de nos lampes intérieures par la charité active et la prière. Faire fructifier les talents reçus. Porter notre attention à « tous ces plus petits qui sont mes frères » dit le Seigneur, car c’est Lui qui vient à nous à travers eux.

Et puis pourquoi pas, comme un petit refrain intérieur et secret, reprendre souvent ces simples mots dans le cours de nos journées, de nos activités de ce mois : « Marana Tha ! », Viens, Seigneur ! Viens en mon cœur ! Et que soit hâtée ta venue en Gloire !

+Père Jean-Brice Callery