Un temps pour tout

 

Et donc aussi un temps pour se reposer. Ce qui est déjà vrai à l’échelle d’une journée de 24h, où nuit et jour alternent pour indiquer l’alternance du travail et du repos, l’est également à l’échelle d’une année. Il y a donc des semaines et des mois pour travailler, et des semaines et des mois pour se reposer. Un repos qui n’est pas nécessairement synonyme d’inactivité, et pourrait même se traduire parfois par simple changement d’activités, ou de contexte de vie.  Un repos qui ne s’oppose pas au travail, mais en serait même plutôt la condition d’exercice. Un repos qui vise à éliminer ou du moins réduire une certaine peine liée à nos travaux plus habituels (« c’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain » Gn 3,19).

Ce qui pourrait donner d’ailleurs un sens plus positif au Requiescat in pace      (= qu’il repose en paix ) que l’on peut lire sur les anciennes tombes : à savoir non pas l’appel à ne rien faire au Ciel (« mon Père est toujours à l’œuvre » dit Jésus en Jean 5,17), mais à ne rien faire avec peine, ce qui n’est assurément pas encore le cas de notre condition terrestre.

Alors sachons rendre grâce pour l’alternance des temps de nos vies, qui à l’instar des saisons qui se succèdent, sont tous ordonnés à la fécondité de ce que Dieu sème en nos cœurs. Un temps pour tout, et tous les temps pour aimer ! Bel été !

 

+Père Jean-Brice Callery