L’enfant de Noël

Nous avons bien besoin de retrouver notre cœur d’enfant pour accepter de nous émerveiller en accueillant bientôt Celui qui vient nous aider à retrouver la simplicité des tout-petits. Et cela commence par la contemplation des crèches qui viennent embellir nos églises. Mais retrouver un peu d’innocence, cela demande déjà de nous arrêter. En effet, comment contempler si nous sommes sans cesse agités par tant de préoccupations dites d’adultes, certaines importantes et d’autres non, alors que nous savons bien qu’un rien, une feuille qui tombe, un chien qui passe, arrête l’enfant qui marche nez au vent. Par nature, l’enfant est contemplatif, même lorsqu’il bouge beaucoup jusqu’à énerver les grands. On parle de fièvre lorsqu’on évoque les fêtes de Noël qui approchent : ruées dans les grands magasins, préparatifs de repas familiaux, invitations à programmer, etc. Bien sûr, les enfants de nos paroisses viendront certainement dans les églises admirer les crèches et les adultes toujours pressés chercheront peut-être à limiter ces temps d’arrêt. Mais pour l’enfant le temps ne compte plus lorsqu’il admire parce que pour lui, ce n’est pas un rêve mais une réalité à vivre, tout simplement. Alors, nous aussi, adultes, prenons le temps de retrouver un peu d’enfance devant ces crèches et d’oser confier nos prières à Celui qui veut être pour nous l’Enfant-Dieu !

P. Patrick Fournier